Une nouvelle soirée du Court où la musique est le fil conducteur d’un programme toujours éclectique et surprenant !

Musique, maestro !
Cette 16e grande soirée des petits formats court à toute vitesse après les rythmes planétaires dans un marathon auditif et visuel aux airs de sono mondiale. Triptyque en stop-motion-paper pour habiller LAmour n’est Rien, du compositeur réunionnais Vincent Corvec ; portrait documentaire d’un conteur pygmée amoureux des mélodies d’un éléphant blanc... La musique est le fil conducteur d’un programme toujours éclectique et surprenant.  
 
Entre enquête policière au camping, face-à-face entre le compositeur Rameau et un danseur Krump sur le plateau de l’Opéra Bastille et virées nocturnes batailleuses d’une femme ninja montée sur rollers, le menu est toujours formidablement détonant.
 
A noter qu’il fait aussi la part belle à la création locale dans un genre visuel majeur, le clip musical, avec la projection de deux pépites créoles : Lait Sacré, de Labelle, imaginé par le tandem plasticien Kid Kréol & Boogie, et Komor Blues, où la réalisatrice Esla Dahmani plonge la sorcière Salem dans des bains de lumière monochrome le temps d’une transe suspendue. Beau ! 
 

1902

Les premiers clips au sens moderne, dont le son est synchronisé à l’image, réalisés à des fins promotionnelles ont été créés par la première cinéaste femme de l’Histoire, la française Alice Guy, secrétaire de Léon Gaumont. Nous sommes en 1902 et on les appelle des “phonoscènes”. On les présente dans des cabarets, des bordels, des foires, partout où l'on montre du cinéma, qu’on voit alors comme un spectacle total.

 

 

Photos

Illustration : YabetteIllustration : YabetteIllustration : YabetteIllustration : YabetteIllustration : YabetteIllustration : YabetteIllustration : Yabette

Crédits

Belgique, France, La Réunion / Créé le 26 septembre 2020, TÉAT Champ Fleuri, Saint-Denis, La Réunion / Projectionniste Julien Favier / Photo © "Fin de saison" de Matthieu Vigneau