Un dialogue entre les oeuvres d'argile d'Alice Aucuit et les oeuvres textiles de Térésa Small

 
Alice Aucuit rencontre le travail de Térésa Small en 2006. Elle est aussitôt fascinée par le travail de la plasticienne qui est aussi costumière, musicienne, comédienne et brodeuse, et dont l'histoire est intimement liée à l’évolution du Théâtre Vollard des années 80/90.  
 
 " En rencontrant Térésa dans sa maison rose pleine de merveilles, J’ai perçu toutes les affinités plastiques, nos sensibilités et inspirations communes : j’ai eu envie d’un dialogue plus paritaire."

Pour cette exposition, elle choisit alors de s'appuyer sur l'une de ses oeuvres textiles, «  Judith et Barbe bleu  » , inspirée de l’opéra de Bartok et Bela Balazs qui est une adaptation plus psychanalytique et médiévale du célèbre conte de Charles Perrault. Térésa Small y travaille la matière en plusieurs chapitres où les tissus sont sculptés, brodés, le fil appliqué. Les ors et le bronze entrecroisent le coton et le lin teintés de végétaux. La soie des papillons se mêlent aux coquillages et aux cheveux.  

C'est avec ces créations et ces artistes majeurs, que Alice Aucuit a choisi de faire résonner ses oeuvres d'argile. 

 
 
1697
 

Le récit de Barbe-Bleue est issu de Les Contes de ma mère l’Oye paru en 1697. La « Mère l’Oye » désigne la nourrice qui raconte des histoires aux enfants. De fait, Charles Perrault s’appuie sur une matière littéraire déjà existante et moralise ses histoires pour en faire des outils « à l'enseignement des jeunes enfants » en rajoutant des moralités à la fin de chaque conte, signalant quelles valeurs il illustre.

 

Exposition du 17 février au 15 avril 2023
Vernissage le vendredi 17 février à 18h
Galerie du TÉAT Champ Fleuri
du mardi au vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h, et les soirs de représentations.

 

 

Photos

Illustration : Alice Aucuit

Crédits

La Réunion / Photo © Térésa Small