Lino Merion

Enfant des crews et des battles qui rythment le pavé réunionnais dans les années 2000, Lino Mérion découvre le krump, transe spectaculaire des quartiers pauvres de Los Angeles, avec le documentaire culte de David Lachapelle, Rize, et s’initie à ses hallucinantes vibrations auprès du maître comorien de la discipline, Salim "Seush". Le marmay la kour trouve dans ces profondes ondulations un exutoire aux douleurs d’une jeunesse passée à s’entraîner sur les trottoirs de Saint-Paul.
De retour à La Réunion après plusieurs années de perfectionnement entre la Métropole et les États-Unis, il a fait une première embardée au plateau remarquée lors du dernier festival Total Danse avec le solo Soubat’, et s’impose aujourd’hui comme un grand espoir des danses urbaines à La Réunion.

Une date importante ?

La première représentation de ma première création, Soubat’. C’est un spectacle fondateur pour moi. Parce que je me livre vraiment. Soubat’ c’est mon parcours, mon histoire. Le premier spectacle de ma compagnie, qui marque aussi mon retour à La Réunion.

Un credo ?

Quoiqu’il arrive, il faut soubat !

Un mot pour définir ton travail ?

Étik

Quel sera ton premier projet en tant qu’artiste associé des TÉAT ?

Une pièce en duo avec le danseur comorien Salim "Seush", chef de file de la mouvance krump dans l’archipel. Le rencontrer a été déterminant dans ma carrière. Une création avec lui, c’est la suite logique de notre histoire ! La première étape de ce travail sera visible à Paris dans le cadre de l’événement Occupation artistique initié par le Centre national de la danse.

Photos

Illustration : Lino Merion