Labelle

Figure de proue de l’électro-maloya, Labelle a su imposer en quelques années une fusion subtile, personnelle et entièrement nouvelle de ces musiques encore rarement mariées, et s’inscrire dans la lignée des grands chamanes du rêve créole — citons notamment le duo de plasticiens Kid Kréol & Boogie, avec qui Labelle s’invente au fil des clips et des pochettes un univers visuel où le contemporain, l’ancestral et le magique s’entremêlent.


Après trois albums et un nouvel EP salués bien au-delà de nos rivages, il poursuit son voyage dans l’onirisme à travers de nouvelles ramifications, et compose depuis l’an passé des oeuvres orchestrales, gommant toujours plus les frontières entre les formes dans une quête perpétuelle d’unité.

Une date importante ?

Pas une date, mais une année. 2010. L’année où beaucoup de choses se sont révélées à tous les niveaux, aussi bien dans ma spiritualité, ma conscience, ma musique, mon rapport au monde, à l’univers. La musique a pris une autre dimension.
Durant cette année beaucoup de chemins différents se sont présentés à moi. J’ai appris à saisir l’instant.
À choisir. Elle s’est terminée par mon premier passage aux Transmusicales de Rennes, qui m’a conforté dans mes nouvelles directions.

Un credo ?

Réunir, lier, créer.

Un mot pour définir ton travail ?

Sentir l’espace.

Quel sera ton premier projet en tant qu’artiste associé des TÉAT ?

Ma première et unique pièce pour quatuor à cordes. Sortie prévue au 1er semestre 2020.

Photos

Illustration : Labelle