Blindoff

TÉAT Plein Ciel

INSTALLATION
Tout public
lors des soirées au TÉAT Plein Air

Pour célébrer les 50 ans du TÉAT Plein Air, il ne suffisait pas de souffler des bougies : le plasticien lumière Blindoff allume les projecteurs et transforme le bijou brutaliste à ciel ouvert en spectaculaire cathédrale lumineuse.
 
Appuyée sur 12 colonnes brillantes, l’oeuvre de Blindoff s’inspire des contrastes du lieu pour en sublimer le caractère : les lignes de force imposantes du béton brut, la transparence d’un panorama ouvert sur l’océan, et la légèreté lactescente des ciels étoilés.
Particulièrement visible de l’extérieur du théâtre, notamment de la Route des Tamarins, des Roches Noires ou encore de la Route du théâtre, cette installation vise à réinscrire le TÉAT Plein Air dans le paysage urbain et à permettre à l’ensemble des Réunionnais de découvrir sous un jour nouveau ce remarquable amphithéâtre si important dans l’histoire et dans l’actualité culturelles de l’île.
Entre brumes stellaires oniriques et piliers mouvants de lumière nue, Blindoff invoque l’âme émouvante de ce monument historique vivant, et affirme son lien indéfectible avec toutes les modernités.
50 ans : quelle jeunesse !
 

Questions à Blindoff...

Cette installation ne va t-elle pas créer de la pollution lumineuse ?
 
« Faire une installation comme celle-ci alors qu’on est conscient du phénomène de pollution lumineuse peut paraître paradoxal, mais cette oeuvre invite en réalité à commencer un processus de réflexion et de mutation pour changer de paradigme sur notre rapport à la production lumineuse nocturne. Entouré du port de Saint-Gilles, de la Route des Tamarins et de Saint-Gilles-les hauts, le TÉAT Plein Air se situe véritablement dans un puits sans lumière. Profiter de ce “fénoir” m’est apparu comme une évidence, pour révéler le lien visuel entre l’architecture (le bâti) et le ciel. Le ciel et les étoiles font partie intégrante du lieu ! Mais ce ciel astronomique est en danger, justement à cause de la pollution lumineuse... »
 
Et la protection de la faune, en particulier des Pétrels de Barau ?
 
« L’art environnemental tient une place à part dans le répertoire du champ de l’art contemporain. Et je l’aborde avec un regard particulier car mon activité initiale d’ingénieur écologue consistait à analyser, mesurer et prévoir l'impact des activités humaines sur l'environnement et la biodiversité. J’ai donc le souci permanent, dans mon travail, de réduire les impacts environnementaux, de la
conception à la réalisation du projet. Concernant particulièrement les Pétrels de Barau, j’ai travaillé sur les aspects de calendrier (la période des Nuits sans lumière sera respectée), d’horaires, de
rythme et de vitesse, de mouvement, les variations et les nuances d’intensité, leur durée, sur les couleurs également, pour tenter de m’approcher au maximum des couleurs auxquelles les oiseaux sont le moins sensibles etc. »

Photos

Illustration : teat plein ciel