L'artiste associé des TÉAT compose sa prochaine création

Son magnifique Orchestre Univers, premier album symphonique enregistré en live au TÉAT Plein Air et sorti en mars dernier, a largement été salué par la presse nationale et internationale. Aujourd'hui artiste associé des TÉAT, le compositeur Labelle poursuit son passionnant voyage aux confins de l'électro et de la musique classique avec un quatuor à cordes.

La prochaine création de Labelle sera à découvrir en 2020 au TÉAT. Un travail pour lequel il était en juillet,en résidence au 104, à Paris, établissement culturel et artistique partenaire des Théâtres départementaux. Il nous en dit plus.

 

De l’électro pure à la composition orchestrale à grande échelle, Orchestre Univers marquait un virage important dans ton parcours. On aurait pu croire à une incartade ponctuelle, mais tu poursuis aujourd’hui cette recherche avec une nouvelle composition pour des musiciens classiques. Pourquoi ?


Orchestre Univers a marqué plus qu’un simple virage pour moi. J’étais sur scène au TÉAT Plein Air et pendant le concert, j’ai réalisé soudain que les ensembles instrumentaux pouvaient être un nouveau moyen d’expression pour moi. C’est quelque chose qui touche à la dimension que prend la musique, à l’acoustique, un jeu entre le son et l’espace qui a toujours fait partie de ma recherche. Composer pour des ensembles a toujours été un rêve, mais je me voyais plutôt le faire vers 40 ou 50 ans. Avec Orchestre Univers, j’ai compris que j’étais en réalité déjà prêt, et cela m’ouvert beaucoup de portes. Je vais par exemple, dans mon travail en solo, pouvoir aller vers une électro plus directe, parce que cette partie très harmonique et orchestrale de mon travail pourra vivre autrement. C’est une véritable nouvelle voie, qui va exister presque en parallèle des albums que je pourrais composer dans mon coin : il va y avoir, dans les prochaines années, une série d’oeuvres instrumentales.


Pourquoi le choix d’un quatuor à cordes ?


J’en avais déjà envie avant Orchestre Univers, quand j’ai découvert Le Kwatuor, un quatuor à cordes fondé par des musiciens de l’ORR. J’ai découvert avec eux à quel point cette formation emblématique du classique, passage obligé pour tout compositeur, est en fait proche d’un groupe de rock. Ces musiciens et ces instruments se sentent bien entre eux et ça ouvre beaucoup de pistes à explorer. Ce travail sera mené avec deux quatuors différents : un à La Réunion, avec les musiciens de l’ORR, et l’autre en Métropole, avec qui j'ai été en résidence à Paris, au 104.


Quelle place pour l’électro dans ce nouveau sillon de ton travail ?


Je ne vais pas basculer dans une musique classique ou contemporaine pure, il y aura toujours une dimension électronique dans mon approche de la composition. Lors de la création de cette pièce, je serai sur scène avec les musiciens, et je voudrais alterner entre des passages instrumentaux plus acoustiques et des moments où l’électronique prend le pas, où les sons peuvent être retraités, modifiés.

 

© Photo : Romain Philippon

 

Dernières actus :           
 
           14 juin    RAW, Rennes
          22 juin    Démos, Philharmonie de Paris
         3 juillet    Démos, Cité des Arts, Saint-Denis
        17 juillet    48e festival Culturel, Fort-de-France, Martinique
       27 juillet    Concrete, Paris
      28 septembre    Labelle présente la «1ère Nuit des Musiques Expérimentales»
                         Léspas culturel Leconte de Lisle, Saint-Paul

 

 

Photos

Illustration : Labelle résidence au 104Illustration : Labelle