Annulations suite aux mobilisations

Notre équipe est mobilisée et déterminée !

Nous assurons une mission de service public, mais nous sommes aussi un acteur économique comme un autre ! Les événements de cette fin d'année ont fragilisé notre structure et notre programmation. Pour autant, l'heure n'est pas à l'abattement du côté des TÉAT Réunion. Mobilisée pour répondre au plus vite à la multitude de demandes de remboursements générées par les annulations, l'équipe s'est également mise en quête de solutions pour tenter d'amoindrir les effets de la crise...

26 représentations annulées dont 15 au TÉAT Champ Fleuri, dans le cadre du festival Total Danse, et 5 en décentralisation dans différentes communes, notamment des Hauts de l'île : l'impact financier est considérable. Sans que le bilan soit encore tout à fait consolidé, une première estimation chiffre à plus de 100 000 euros la perte liée aux annulations des différentes représentations. Et le manque à gagner ne s'arrête pas là. Alors que les TÉAT ont pour habitude d'organiser une soirée de présentation de saison, qui lance également les ventes pour la période février | septembre de l'année suivante, cette dernière non plus, n'a pas pu avoir lieu. Conséquence : les ventes de fin d'année ne sont pas au niveau attendu...

 

Les messages de soutien ont afflué


Pourtant, même dans ce climat morose, une chose réjouit l'équipe des TÉAT : la réaction du public, face aux difficultés rencontrées par la structure. Sur les réseaux sociaux, les messages de soutien ont afflué, et parmi eux, des propositions spontanées de dons.   "Je  suis de tout coeur avec votre équipe, le prix de mes places restera aux TÉAT en soutien pour qu'un Total Danse 2019 existe. La culture ne  s'arrête pas !", "Tout mon soutien à l équipe, aux artistes, mes places pour Benjamin Millepied feront office de dons pour la structure ! ❤️❤️❤️ courage à vous ! Vive la culture !"

 

Faire don des places annulées ou souscrire à une formule de mécénat et obtenir sa carte d'adhérent en contrepartie : une façon de soutenir les TÉAT tout en déduisant 66% de ces sommes de son impôt sur le revenu


Alors l'équipe des TÉAT s'est organisée pour faire face à la situation et trouver des solutions adaptées au public. C'est ainsi qu'elle a proposé aux spectateurs qui ne souhaitaient pas se faire rembourser leurs places, de les transformer en don. Un don qui, dans le cadre du mécénat individuel est déductible à 66% de leur impôt sur le revenu (voir modalités). Le même principe a été retenu pour proposer différentes formules aux personnes souhaitant adhérer aux TÉAT pour la nouvelle saison : vous devenez mécène des TÉAT, en contrepartie de votre participation, vous bénéficiez d'une carte d'adhérent solo ou duo et d'une ou deux places de spectacle, et vous bénéficiez de tarifs privilégiés tout au long de l'année ! (voir les différentes formules de mécénat sur www.teat.re)

" Ce qui s'exprime à travers cet élan de solidarité, c'est un soutien global aux TÉAT et au projet que nous portons, et ça c'est formidable !". Pour Pascal Montrouge, il ne s'agit pas uniquement de programmation, il s'agit aussi du travail effectué en direction de tous les publics : " Si je reviens aux annulations de 2018, c’est près de 11 500 spectateurs que nous aurions dû accueillir... dont plus de 2 200 scolaires venus de toute l'île, 290 personnes en situation de handicap pour lesquels nous avions prévues des représentations spécifiques avec Ousanousava ,et 365 spectateurs qui devaient venir des Hauts de l’île, de St-Philippe, Salazie, St-Benoit, St-Paul et ou encore St-Leu, et dont la grande majorité allaient découvrir les TÉAT pour la première fois..."

Le directeur des TÉAT l'affirme : en aucun  cas, les difficultés de cette fin d'année ne doivent mettre un coup d'arrêt à cette dynamique. C'est donc avec beaucoup de détermination et d'engagement que l'équipe tout entière est tournée vers l'avenir !

 

Rendez-vous le vendredi 1er février à 19h, au TÉAT Champ Fleuri pour l'événement de la rentrée : une soirée de présentation et de lancement de saison !

Photos

Illustration : Pascal Montrouge