Ses chansons résonnent depuis 50 ans dans l’âme réunionnaise. Une nouvelle génération d’artistes s'empare de son répertoire pour une grande soirée d'hommage !

« Si vous aviez un regret, dans votre vie d’artiste ? » demandait au début de l’année un journaliste à Fred Espel. Réponse immédiate : « De ne plus avoir d’orchestres… Pour faire danser les gens. Partout. Pour mettre la gaité dans notre cœur. » Qu’à cela ne tienne : le TÉAT Plein Air lui en offre un !

A 84 ans, l’homme au mythique violon bleu n’a rien perdu de la passion qui a forgé sa carrière unique et changé à jamais l’histoire de la musique réunionnaise. Cheville ouvrière du Club Rythmique dans les années 60, il est l’un des premiers à rompre avec les reprises de standards internationaux en vogue dans les bals pour proposer un répertoire de compositions créoles originales. P’tit case en paille, Bal la poussière, Sur le pont d’Zaviron, Séga Coup d’Vent : chantées par Michel Adélaïde, Maxime Laope ou Michou, ses chansons résonnent depuis 50 ans dans l’âme réunionnaise.

Portées par une nouvelle générations d’artistes pour une grande soirée d’hommage, elles retentiront avec une joie intacte. 

 

1968

 

Un jour de cette année-là, Jean-Jacques Cladère, fondateur de la célèbre boîte de nuit Le Scotch Club, repère Fred Espel, Michel Adélaïde et Bernard Bertini au cours d'un après-midi dansant qu'ils animent dans une gargote de L'Étang-Salé. Il leur faut moins d'une semaine pour fonder le légendaire Club Rythmique, dont la percée sera très rapide et qui deviendra le groupe le plus demandé des bals populaires.

 

 

Donn mon gaulèt la pèsh mon gaté

Le tan lé couvèr, y fé fré

La pluie va tombé

Donn mon limpèrméabe, mon shéri

Mon soubik zapa, fil goni

Pou souk in kari

 

Donne-moi ma canne à pêche, mon aimée

Le temps est couvert, il fait froid

La pluie va tomber

Donne-moi mon imperméable, ma chérie

Mon panier à appâts, le fil de jute

Pour pêcher un repas

 

Fred Espel - Pêcheur 4 sous.

 

Photos

Illustration : Hommage à Fred Espel

Crédits

Avec Natacha Tortillard et Bernard Joron / Accompagnés par les Soulpaks / Photo © DR