Nicolas Givran

En 1998, NICOLAS GIVRAN fait une rencontre non-préméditée avec l’équipe de Cyclones Production dirigée par le metteur en scène Luc Rosello, tout nouveau directeur du Centre Dramatique de l’Océan Indien (CDOI). La transposition théâtrale de la langue créole et l’engagement citoyen de la compagnie font écho à ses propres questionnements identitaires et idéologiques.  Après  une  formation de  comédien  au  sein  de la compagnie, il est distribué dans le spectacle Bayalina, une réécriture du roman éponyme d’Axel Gauvin par Sully Andoche, auteur de théâtre réunionnais. Pris au jeu, il intègre ensuite la quasi totalité des créations de Cyclones, conscientise sans cesse sa pratique d’acteur, et s’intéresse à des auteurs tels que Koffi Kwahulé, Bernard-Marie Koltès, Jean-Luc Lagarce, Howard Barker... Il participe également à des aventures collectives au sein  d’autres  équipes artistiques, notamment celles du CDOI, ou encore celle de la compagnie Sakidi qui crée en 2003 Le songe d’une nuit d’été

En 2009, il met en scène et interprète Dis oui, un « théâtre- concert » avec le joueur de Kora Sami Pageaux (fils de Danyèl Waro) d’après un monologue de Daniel Keene. Fort de cette expérience pluridisciplinaire, il intègre en 2012 la toute première création de la compagnie de danse Morphose, en tant qu’interprète/danseur, et met en scène un concert théâtralisé du groupe de musique Grèn semé.

Son orientation artistique, ne cesse depuis, d’intégrer cette croisée des disciplines, à l’image de sa collaboration avec la plasticienne Myriam Omar Awadi, avec qui il crée en 2014 une installation performative pour un spectateur intitulée La Chambre (il va mourir le chien).

Dans cette même volonté d’une implication pluridisciplinaire, il intègre le groupe de musique Tricodpo en tant que musicien-performeur et participe à la création du spectacle musical Tricodposcopie. Répondant à une commande des TÉAT Réunion, il crée  en 2014 une lecture performance du Journal de Nijinski puis en 2015 le spectacle L’île, d’après la pièce Tout le ciel au-dessus de la terre d’Angelicca Liddell.

Particulièrement intéressé par la transmission et l’éducation artistique, il va dès 2000 encadrer des ateliers en milieu scolaire, puis par la suite, accompagner le cheminement artistique de compagnies amateurs, et plus récemment, diriger des stages pour les étudiants d’art dramatique du conservatoire à rayonnement régional.

En 2018, Nicolas Givran met en œuvre un projet à partir d’un corpus de textes d’Angélica Liddell pour une dizaine d’interprètes. Ce projet théâtral s’intitule Qu’avez-vous fait de ma bonté ?

Sa prochaine création, La pluie pleure, co-produite par les TÉAT Réunion, théâtres départementaux de La Réunion, sera créée en 2020 sur la scène du TÉAT Champ Fleuri.

(source : dossier de presse)

 

Photos

Illustration : Nicolas Givran